Les interprètes féminines sont largement sous-représentées dans le rap, en général perçu comme un milieu très machiste. Elles sont le plus généralement cantonnées aux confins de la variété pop ou limitées à un rôle de faire-valoir du rappeur en participant à donner un aspect mélodique à certains morceaux à travers un refrain chanté.
Les premières femmes à avoir eu du succès en rap en France sont sans doute B-Side (Odéon) au milieu des années 1980 et Melaaz, cinq ans plus tard (Non, non, non, Je marche en solitaire). Mais l'une comme l'autre sont aux limites du rap et de la chanson et ne jouissent pas d'une reconnaissance totale dans le mouvement hip-hop.
Si on souligne souvent le déficit de femmes dans le domaine, celles qui s'y sont imposées sont pourtant reconnues pour un travail sans concession : Sté Strausz, Casey, Lady Laistee, Diam's,Wallen, Keny Arkana, Princess Aniès, K-Reen, pour ne citer que les plus célèbres. Thématiquement, elles ne se différencient généralement pas des groupes masculins cependant leur émergence permet l'apparition de nouveaux sujets tels que le viol, la place des femmes dans les banlieues ou la violence conjugale.